
Après 14 ans d’études, des chercheurs ont découvert la source de l’odeur nauséabonde qui emballe la petite ville d’environ 1400 habitants depuis quelques décénies.
L’île de Lamèque serait une nappe de tourbière par-dessus un volcan souterrain, ce qu’ont confirmée les scientifiques. Le dégagement de gaz sulfurique est absorbé par cette tourbière qui le relâche une fois fermenté. Ce gaz est souvent poussé vers le centre-ville par le vent, où plusieurs résidents se plaignent de maux de tête et de vêtements empestés. Les carrières creusées sur l’île jouent aussi un rôle : elles accélèrent le procès de relâchement du gaz.
« On retrouve la plus forte concentration de sulfure et de tourbière sous le pont qui relie Lamèque et Haut-Lamèque. Ceci explique donc la puanteur de cette zone de la ville. », nous a expliqué Peter Dwight, le savant en tête venu de la Nouvelle-Écosse afin d’étudier les causes et les effets de la peste de Lamèque.
C’est en 1996 que le maire de Lamèque, Réginald Paulin, aurait demandé une étude sur cette vague d’odeur. Par la pression des citoyens, sans avoir de réponse à ce moment, il a futilement essayé en 2002 de couvrir des points malodorants avec de la terre d’une des plages de l’île, ce qui n’a fait qu’empirer le cas. La seule solution temporaire d’y installer une bonbonne géante de déodorant en aérosol à côté du fameux réservoir d’eau de Lamèque a coûté 3 millions $ à la ville et n’a été effectif que pendant deux mois.
Cette découverte nie la théorie de Richard Savoie, l’homme âgé de 89 ans qui dénonçait que le pilote russe Vladimir K. Kokkikani y avait caché des bombes atomiques dont la radiation causait l’odeur et que son atterrissage à Miscou en 1939 était prévu.
Fafard et Sungro, les compagnies d’exploitation de tourbière les plus importantes de la région, n’ont pas voulu commenter sur cette nouvelle.
Photo : Une bonbonne géante de déodorant en aérosol a été installé à Lamèque en 2003 afin de couvrir la senteur répugnante.